NOS CHALETS FORESTIERS

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Une caractéristique de notre massif vosgien est la présence en forêt de nombreux refuges. A l'origine, ils étaient divisés en 2 compartiments : l'un pour les agents des "Eaux et forêts", l'autre pour les ouvriers forestiers qui travaillaient dans le secteur. Par la suite, le cloisonnement a été supprimé, puis ils ont été mis aussi à la disposition des randonneurs. L'équipement y est sommaire : un fourneau à bois, le fameux "quatre pots"* (voir fin d'article), quelques tables et bancs. La plupart sont toujours  ouverts.

Cette présence de refuges est une chance pour nous tous, habitants ou adeptes de randonnées, qui pouvons y pique niquer, (ou nous abriter si par malheur il pleut...), lors de nos balades. La règlementation ONF stipule que les nuitées y sont interdites sauf en cas de danger ou nécessité (orage violent, égarement..). Alors préservons ce patrimoine typique en le chouchoutant ! ( nos sacs à dos ne seront pas plus lourds avec des papiers et des bouteilles vides ...)

Voici ceux que vous pouvez trouver sur notre territoire communal :

 


La Loge du Rouleux est le plus ancien chalet forestier sur le territoire communal, voire du canton. A l'époque de sa construction, existait une carrière exploitée de 1870 à 1914 par des Italiens. Le chemin d'accès fut construit avec les pierres provenant de cette carrière d'où l'autre nom donné à ce chalet : baraque des Italiens. Ce chalet a servi de point de ravitaillement et de réconfort lors de l'évacuation des habitants du Thillot en 1944.

 

Le chalet du Pré Hariant souvent appelé chalet Bibâ par les locaux, était à l'origine une ferme construite au 18ème siècle ; celle-ci a été vendue à la commune avec les terrains attenant dans les années 1960 ; la ferme a été détruite pour laisser place sur sa partie gauche à un refuge pour l'ONF et la commune (voir l'histoire du PréHariant dans BM 2009)

 

 

Le chalet du Rupt de la Sauce ou Sausse a été construit au début du XXème siècle (voir photo du chalet d'origine) . L'orthographe Rupt de la Sausse serait certainement la plus authentique ; en effet l'endroit était humide et colonisé par des saules, appelés aussi "sausses".  C'est ce refuge qui a sauvé la vie des 2 aviateurs dont l'avion s'était écrasé dans le massif de la cote 1008 le 5 février 1944 (voir récit de Gordon Hemmings dans BM 2012). Le chalet tel qu'on le voit actuellement a été restauré dans les années cinquante.

 

 

Le chalet des Baigneux, le plus récent de nos chalets forestiers, a été construit en 1992 - 1993 par la société de chasse. L'emplacement a été choisi en raison de la proximité d'une source. Il est régulièrement utilisé par les disciples de St Hubert comme lieu de repas du dimanche après la traque, mais aussi comme refuge pour les marcheurs.

 

 

Le chalet du Bonhomme, quant à lui,  appartient à notre chef-lieu de canton. En effet, s'il se trouve sur le territoire guédon, la forêt qui l'entoure est propriété thillotine... En effet, l'administration des forêts a procédé en 1861 à ce qui s'appelait "un cantonnement des droits", c'est à dire une répartition des forêts entre les différentes communes.

 

AUTRES CHALETS :


Le chalet des associations, comme son nom l'indique, a été érigé à la demande de 9 associations guédonnes à la fin des années 70. La construction a été réalisée par l'entreprise Pesenti, avec l'aide de bénévoles. Sa situation permet de jouir d'une jolie vue sur le Ménil et les villages voisins. Equipé d'une petite cuisine et de toilettes, il est disponible sur réservation et son éloignement permet d'organiser fêtes de famille ou de quartier sans déranger les voisins.

 

Plus récemment, 2 autres chalets ont été construits par les chasseurs avec l'aide de la commune. Ceux-ci sont exclusivement réservés aux membres de la société de chasse ; il s'agit du chalet de la Golette en 2009 et du refuge Tutur au pied du parcours sportif en 2010.

 

LE QUATRE POTS

C’est  au 18ème siècle que le poêle à bois a commencé à remplacer le feu à l'âtre. Plus économe en bois qu'une cheminée ouverte, il facilitait aussi la tâche de la femme à la cuisine.

Dans la seconde moitié du siècle sont apparus les fourneaux en fonte à 2 ou 4 marmites. Des trous percés dans la plaque supérieure permettaient d'y installer des marmites plus ou moins grosses pour diverses cuissons. Ces trous étaient recouverts d'un disque lorsque le poêle était utilisé en chauffage uniquement.

Plusieurs fabricants de Franche Comté se sont lancés à l'époque dans l'aventure de ces "2 marmites" ou "4 marmites".  Ce sont ces poêles, que l''on nommait dans les Vosges "quatre- pots",  qui équipent encore certains de nos chalets.

 

Reine MAI